Mémoire de famille

Publié le par Liane

Comment tirer des leçons de ce qui nous arrive ? Pourquoi certaines choses se répètent ? Y a-t-il une mémoire génétique ? Comment prendre une vraie liberté vis-à-vis de notre lignée ?

Quand je vois les recoupements d'événements dans ma vie, quand je compare avec l'histoire familiale, il est indéniable qu'il y a quelque chose. Quelle vraie liberté alors ? Comment la retrouver, se retrouver soi ?

Je comprends pourquoi je me sens si souvent coincée dans ma vie, à ne pas pouvoir agir. Il y a des situations impossibles. Par exemple quelqu'un vous dit "soit spontané", vous ne pouvez pas répondre à sa demande parce que ce n'est plus spontané ! Cela s'appelle savamment une injonction paradoxale, car c'est une double demande impossible.

Qu'est-ce que je trouve dans ma famille ? Deux demandes exactement inverses vis-à-vis des enfants :
1- Soyez autonomes le plus vite possible et fichez la paix à vos parents.
2- Ne grandissez pas et restez dépendants.

Citation par Art Vandelay :
"Celui qui veut tirer des enseignements de ses erreurs doit chaque jour apprendre à surmonter ses craintes."
Ralph Waldo Emerson


Simplet comme citation disait Zeste de citron, mais comme c'est d'Emerson, j'ai trouvé que ça valait la peine de la relire... Bien sûr cette phrase veut dire bien des choses différentes ! Mais il est clair que la peur est ce qui fait fuir et tout cacher ou mentir. Et ce qui se cache dans une famille se transmet aux générations suivantes.

Dans ma famille j'ai toujours du gérer à la fois d'être vite autonome et aussi de rester dépendante, ce qui passe par des difficultés financières. D'ailleurs, cela m'a rendue allergique au blé !

Comment on se tire d'affaire dans de telles contradictions ?
Je viens de faire le lien avec une autre caractéristique de la famille : on arrête la lignée féminine. A chaque génération il y a une femme sans enfant et c'est sur moi que c'est tombé entre les cousines. Une autre n'a pu avoir que des garçons (elle a fini par arrêter d'essayer de faire une fille), et l'autre a eu 4 enfants dont 2 filles, toutes les deux avec un problème de santé héréditaire.

Et c'est là que quelqu'un vient de me faire faire le lien : les deux filles ont un problème génétique différent, mais avec un point commun : il arrête la croissance ! Ne grandissez pas...

Et ben moi je veux grandir, gagner ma vie correctement sans avoir besoin de mes parents, avoir un lien avec mes parents qui soit un lien d'adultes, et être une adulte sans enfant, et que tout ça soit tout à fait normal ! 

Publié dans Pensées

Commenter cet article

Durgalola 26/12/2008 18:35

erreur j'ai déjà lu de ces textes ... mais je ne me souvenais plus bonne soirée

Liane 26/12/2008 21:14


Emerson ? Oui il n'est pas si inconnu que ça.

Je connais les constallations familiales. Pour les enfants adoptés, c'est plus compliqué car ils participent à leur nouvel arbre certes, mais aussi à celui de leur famille génétique je pense.


Durgalola 26/12/2008 18:29

une copine participe à des constellations familiales et nous avait fait une petite conf. , les transmissions sont assez normales ... et tu vois, j'ai adopté deux enfants ... et bien en eux, ils ont certainement le caractère génétique de leurs parents bio. mais aussi sont entrés dans l'arbre familial...je connais Flaubert mais pas Emerson ... je vais aller me renseignerbises

mamalilou 25/12/2008 22:29

la quête de la normalité est une chimèreil y a des standards, des généralités, des stéréotypes ouimais la norme est souvent le haut de la courbe de Gauss, "la plus grosse part de la population qui.."alors ben non c'est sûr ce n'est pas "normal" à ce sens làmais il faut que ce ne soit pas un parcours obligé cette normeet ça c'est pas gagnéaujourd'hui avoir 5enfants n'est pas non plus une norme conjoncturelle et surtout pas d'arrêter le travail qui paie pour les éleverou encore les allaiter 12 mois chacun peu ou prou...et pourtant il faut s'occuper chacun de sa route sans attendre que les autres autour fassent les mêmes choixen tous cas, c'est pas moi qui vais d'inciter à faire autre chose que ce que tu es sûre de vouloirl'important c'est de savoir ce qu'on veut, de le vouloir vraiment et de se donner les moyens d'y arriver et de l'assumersans regrets si possiblesi ça peut faire réfléchir, entre la pollution, la surcharge de plus de 7milliards d'humains et la nécessité de pacifier la planète par une gestion de la répartition des ressources vitales à l'échelle planétaire, on a tant à faire que chacun peut choisir sans gêne de ne pas faire d'enfants s'il le souhaite sans reprocher non plus à ceux qui en font 6 dans la misère...c'est comme tout, chacun fait au mieux  et choisis dans son contexte particulier, notamment la santé en effet...tu vois, j'ai appris en cours de 5ème grossesse qu'il yavait des risques génétiques de maladie orpheline du côté de ma belle famille ...maladie effective chez les filles, et j'attendais...une deuxième fillealors outre que j'ai 41ans et 5enfants, là dans ce contexte, si c'était à refaire, il ya lieu de penser que je ne reprendrais pas de risque!bisou qui réfléchit ferme ...

Liane 26/12/2008 00:15


Le principal, c'est QUI fait des enfants ! Mais c'est vrai que la surpopulation (humaine, car il y en a qui baissent dramatiquement alors qu'on se croit la seule espèce à avoir droit d'expansion)
est un sujet tabou malheureusement, car il sera crucial, si on ne veut pas des drames qui font diminuer rapidement la population...


alice.lewis 25/12/2008 18:19

J'ai passé de nombreuses année à chercher le pourquoi de mes compoirtements, de mes réussites et de mes souffrances.Sans prétention aucune, je pense l'avoir trouvé.Mais cela n'a pas résolu grand-chose.Je commets certes moins d'erreurs et ai un peu moins de mal à faire des choix, mais n'est-ce pas la force de l'expérience et de l'âge? Tout est question d'entraînement!Cela n'empêche pas des rêves récurrents de me poursuivre dans mon sommeil.Je vis mieux, mais je dors très mal!!!Alors, qui propose vraiment le Comment oublier les traumatismes de son enfance et de sa vie passée sans recourir aux électrochocs ???

Liane 25/12/2008 20:14


Il y a des méthodes qui marchent dans plusieurs disciplines, car tu as raison, savoir pourquoi ne change pas tout, loin de là...

Sans que ce soit de l'expérience perso : L'EMDR marche réellement (je connais des personnes qui l'ont utilisé avec succès). Sa spécialité c'est les gros chocs. Ensuite, d'expérience perso, la
kinésiologie marche aussi, et certaines personnes font du bon travail directement sur un plan qu'on peut qualifier de spirituel (alors que l'EMDR et la kinésio utilisent le physique pour y
arriver).


reynald 24/12/2008 11:01

Chère Liane, je mets l'amour et la haine dans le même sac. Le premier est positif, le deuxième négatif ( vu par la personne concernée, parce que haïr une chose détestable n'est pas un mal, mais çà complique...). L'indifférence n'est pas un anti-lien, c'est une absence de lien. Untel, que tu croise dans la rue, t'est parfaitement indifférent, tu n'a aucun lien avec lui. Si tu l'intéresse, un lien se crée de lui à toi, mais il te reste indifférent tant que tu ne répond pas à cet intérêt (en acceptant ou refusant). Si cet intérêt se brise, vous redevenez indifférents. J'ai pu me faire comprendre?Ce que tu dis de tes parents facilite les choses, mais çà veut dire aussi que la solution est en toi.Quelques questions philosophiques:- Ce que je fais, est-ce que je le veux?- Si çà ne me plait pas, est-ce que j'en accepte les contraintes, et pourquoi?- Dans quelle mesure ce que j'accepte contrevient à ce que je veux?- Est-ce que ce que je veux pourra m'épanouir, me faire plaisir, et pourquoi?Voilà, toute une vie à cogiter la-dessus...amitiés,reynald.

Liane 24/12/2008 16:52


L'amour est-il un lien.... Qu'est-ce qui est positif ou négatif... Je ne pense pas que l'indifférence soit forcément une absence de lien ! Du moins envers quelqu'un de connu, ce qui n'est pas le
cas de l'inconnu dans la rue.

La solution est en soi de toute façon tout le temps... Peu importe l'autre et son attitude.

Etant donné ce qui se transmet relationnellement, à un niveau tout à fait inconscient, il n'est guère facile de répondre à la question "ce que je fais, est-ce que je le veux?" car oui, on veut,
mais pourquoi ? J'ai fait tout un tas de choses que je voulais, mais il y avait bien souvent des raisons inconscientes dessous. Donc on arrive au pourquoi sur lequel tu termines ! Ce pourquoi est
le plus dur à trouver... Il y a un labyrinthe familial et social à parcourir. Au bout du compte, pour savoir si ce qu'on veut nous épanouit, il faut souvent avoir essayé pour voir qu'au bout du
compte ce n'était pas ce qu'on pensait. Cela arrive souvent d'ailleurs entre commencer des études et le métier qui se profile ! Ce n'était pas toujours ce qu'on pensait !