Demander et recevoir : "the secret"

Publié le par Liane

Ce sujet me vient à l'improviste suite à la discussion en commentaire du livre "conversation avec Dieu". L'une des idées de ce livre se retrouve dans un film.

Voici un lien sur le film (d'une heure et demie) appelé The secret

Le livre comme le film parlent de la manière de se comporter, et surtout de se sentir à l'intérieur de soi, pour attirer comme un aimant ce que l'on désire. Ce n'est pas une chose facile, car toute en nuances, mais si j'en parle, c'est que j'ai déjà découvert que cela fonctionne en effet ainsi !

L'un des principes est de ne pas vivre dans le manque, mais de sentir que ce qu'on souhaite est déjà là... Pas facile. Car, comme disait Olivier en commentaire, comment sentir que ce qu'on désire est déjà là, lorsqu'on est justement envahi par l'absence de ce qu'on désire ?

En fait, j'ai plus une certitude que cela va arriver, mais pas que c'est déjà là, car à chaque fois que j'ai pensé que quelque chose était sûr, (donc apparemment comme il est préconisé...) eh bien cela n'a pas eu lieu ! Si l'on se concentre sur le manque, c'est vrai qu'on n'est pas dans la bonne disposition d'esprit. Mais je pense que si l'on sent qu'on a déjà obtenu, on n'est plus dans la demande, donc on n'a pas non plus... Je crois que dans les deux cas, on "ferme" la porte.

Je suis très précisément dans cet état d'esprit en ce moment, pour la bonne et simple raison que je suis en attente d'un nouveau travail, avec un pourcentage de chance de l'obtenir très important. J'essaye de rester dans ma demande, mais de ne pas tenir le poste pour acquis non plus.

Cela correspond très précisément à ce que je souhaitais faire, la proposition m'arrive alors que je suis juste en fin de contrat d'un autre côté, et elle m'arrive bien plus tôt que prévu, car je pensais impossible de trouver ce poste dès maintenant !!! Le fait que je pensais que ce soit impossible (j'avais fait une erreur sur le diplôme requis !) n'a pourtant pas bloqué cette opportunité dans ma vie. Tout simplement parce que mon souhait était toujours présent en moi, et sans date, et aussi parce que j'avais la certitude que je trouverais une solution après mon contrat.

Mon ex stressait depuis 3 ans parce que je n'avais qu'un contrat de 3 ans, alors que j'avais confiance de forcément avoir autre chose après. Je n'en ai jamais douté depuis 3 ans. Et puisque je parle de mon ex, cela me fait penser à ma demande après la rupture : rencontrer quelqu'un pour une relation "de transition". C'est ce qui s'est passé, avec quelqu'un qui m'a dit qu'il avait été plusieurs fois déjà "un passeur" (son expression exacte...). J'ai vécu très précisément ce dont j'avais besoin, bien que j'ai été surprise de la forme que cela avait pris, car je ne m'y attendais pas.

Est-ce que cela m'est arrivé d'autres fois ?
Oui !
L'une des plus flagrantes : j'ai habité avec mon premier compagnon en caravane d'habitation dans le sud. Nous étions en camping, et avions prévu de trouver un terrain, ce qui était très dur dans ce secteur. Je suis allée faire une balade en pensant à l'idéal à rechercher, en pensant à passer une annonce pour trouver un particulier qui avait assez de terrain pour une caravane. J'ai été dérangée par un homme qui voulait parler, genre dragueur potentiel, ce qui me dérangeait, en plus l'endroit était désert et pas très bien fréquenté (d'où notre souhait de quitter le camping). J'ai conservé calme et ouverture pour accepter le dialogue. J'ai même parlé de ce projet, et je suis repartie ...avec le numéro de téléphone de la personne chez qui notre caravane allait s'installer pour pas mal de temps ! Côté budget, qu'il en soit encore remercié, cela nous a coûté de l'aider à clôturer le terrain. J'avais rêvé l'idéal, je l'ai eu. Et sans besoin d'y croire.

J'ai très souvent rencontré ce qu'il me fallait au bon moment.

J'ai eu aussi une chance unique plus tard dans ma vie, trouver un couple cherchant à venir aider en échange d'être logé et nourris pendant tout l'été. J'avais besoin d'une grosse aide pour raisons de santé à cette époque. Leur proposition m'est arrivée exactement quand j'en avais besoin. J'avais souhaité cette aide, en me disant que sans ça.... pourtant je ne la croyais pas possible.

C'est la seule fois où j'ai eu besoin vraiment d'une telle aide, et c'est la seule fois où j'ai eu une telle proposition. Les deux ont coïncidé.

Dans tous les cas, j'ai eu satisfaction pour des demandes que j'avais faites même en ne les croyant pas possibles ! Je dirais même que c'est alors qu'elles se sont le mieux réalisées, quand j'ai simplement imaginé ce dont j'avais besoin, et non pas ce qui me paraissait possible.... En fait, en ne tenant rien pour acquis, je crois que c'est ce qui ouvre le plus à la réalisation de ce dont on a besoin.

2 points importants, je crois que ND Walsh en parle dans Conversations avec Dieu, c'est de savoir ce dont on a besoin, et de laisser faire le moyen par lequel cela va arriver (car c'est ce qui ne se contrôle pas), vous savez, ce qui nous fait dire "le hasard n'existe pas" !

Le deuxième point important, c'est de faire attention à la demande sous la demande, ou "demande racine", car c'est elle qui primera toujours, pas la demande en surface, pas la demande apparente.

Publié dans Pensées

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Liane à 2 23/08/2008 17:51

Au fur et à mesure qu'on échange, cela me donne des idées pour écrire autre chose...1) Oui le film est très américain et matérialiste, c'est le point que je n'apprécie aps, voire qui peut déprécier un foncitonnement, qui malgré tout est réel.2) Je n'ai pas compris Olivier !On bloque quand on "ferme", donc si on est dans le manque, cela ne vient pas, là je crois qu'on est d'accord.Quand je pense que je vais avoir, est-ce que j'attends ? Si je tiens quelque chose pour acquis dans le futur, est-ce que je ferme la porte (si j'ai, je n'en ai plus envie?)Pour l'instant ce que je fais, c'est penser à comment je vais travailler, ce que je vais faire, la joie que je vais en retirer, comment je vais m'organiser, mais sans le côté "j'en suis sûre et je passe à autre chose".Le plus important est peut-être le désir ? En même temps, je ne suis pas anxieuse, prête à ce que ça ne se fasse pas et à me dire que je trouverai quoi faire et de nouvelles possibilités.

olivier 22/08/2008 15:29

Bonjour Liane,Désormais, je vous réponds sur cette page, puisque apparemment vous l'avez créée suite au débat que j'ai voulu lancer avec vous.Vos informations sont très riches et intéressantes, pour aujourd'hui je me limiterai à deux remarques:1) merci pour le lien "le secret", même si je pense que tout n'est pas à prendre. Ce que je retiens de bon, c'est l'état d'esprit et le ressenti dans lequel il faut se mettre. Là où je suis plus réservé, c'est sur certains exemples qui me paraissent particulièrement naïfs et "américains". Je pense en particulier à la jeune femme qui a envie d'avoir une pièce de bijouterie. C'est un souhait qui me paraît trop puéril pour faire l'objet d'une démarche "mystique", et j'aurais envie de lui dire: casse plutôt ta tirelire, ou trouve-toi l'homme de ta vie qui te l'offrira, ou (pour plaisanter) va braquer le bijoutier!2) dans vos remarques personnelles, j'ai trouvé particulièrement originale l'observation selon laquelle quand vous étiez sûre d'obtenir, cela ratait. Si l'on en juge par la littérature habituelle sur la question (ND Walsch entre autres) cela signifierait qu'en même temps qu'on croit éprouver une certitude, on risque de développer "en miroir" un ressenti qui est à l'opposé (la fameuse "pensée-racine"). Qu'en pensez-vous? Je préférerais cela à ce que vous avancez, car si on bloque à la fois quand on est "dans la demande" et "pas dans la demande", on ne s'en sort plus...Pour rester concret, cela m'intéresse beaucoup de connaître l'issue de votre problème d'emploi (soit sur votre blog, soit, si vous ne voulez pas le divulguer, sur mon adresse électronique (vous devez bien l'avoir en tant que patronne du blog puisque je la rentre à chaque fois que j'écris et que par ailleurs je me suis abonné à la newsletter). Quant à moi, j'ai également des désirs précis sur lequel je vais travailler et vous rendre compte à moyen terme.Merci encore pour votre activité soutenue sur ce blog passionnant.Bien à vous,Olivier       

monbricabrac 21/08/2008 09:40

Très bel article!Si je comprends bien, il faut savoir saisir sa chance sans pour autant souffrir du manque. "Tout vient à point à qui sait attendre".Mais il faut aussi être attentif car ces chances ne reviennent pas si on ne les saisit pas au bon moment.Bonne chance pour ton travail.

danielle 21/08/2008 08:58

Je dois dire que j'ai un peu de mal avec ce concept, même si je pense que l'état d'esprit et l'ouverture amènent forcément des résultats... mais "aimantent"...Bon, il est trop tôt, j'ai la tête dans le seau, je vais réfléchir !

Liane 21/08/2008 11:22


Réfléchi sur ton expérience déjà vécue, je suis sûre que cela t'est arrivé ! Tout est comme la prose, on en fait sans le savoir !
C'est ce qui se passe quand on dit "il n'y a pas de hasard", ou bien "quelle coïncidence".


ppm 20/08/2008 23:34

Moi aussi j'ai eu du cul, plusieurs fois. Mais l'effet placébo fonctionne même avec des vraies maladies, à 70% selon une étude pseudo scienfitique (car la médecine n'est pas une science).Croire est une raison nécessaire, mais non suffisante. Croire, c'est essayer, répondre à un sourire, poser une annonce, la chose improbable sans laquelle rien n'est possible. Alors osons.Pour le reste l'exploitation scientologique et les témoignages qui feraient honte à un héros du tupperware sont à pisser de rire. Pardon à notre président, et aux 53% de couillons. Je me rappelle encore la réponse d'un député de la famille répondant à un journaliste à la botte par définition "Tout le monde peut être candidat à la présidence" ... 60 millions de prétendants à courrir après la queue du mickey :)