La femme est-elle juste recto et verso ?
Je n'ai pas voulu titrer ce sujet de la façon la plus habituelle parce que, même si l'on n'y souscrit pas, le message continue son chemin *....Ils en ont parlé aussi :
Janebella, Art Vandelay, Lilitociel. Jacques Ferber en parlera peut-être (sinon lisez son livre, ou Janebella qui en parle !)
En résumé du dilemme, la femme serait vue :
- d'un côté comme la vierge Marie, c'est à dire à la fois vierge et mère, sans vie sexuelle,
- et de l'autre comme son inverse, une femme sexuée, mais avec cette seule caractéristique. **
Bref, il manque un peu l'être humain là au milieu... Le recto ET le verso, c'est une médaille entière, une feuille entière, celle où écrire et créer une véritable histoire...
Jusque là...
J'avoue que je ne m'étais pas sentie concernée dans mes relations, mais il m'a suffit de vouloir en savoir plus, pour obtenir des réponses, en direct par les hommes.
Alors oui,
...il y a des hommes qui pensent à leur mère pour "se retenir" (réponse donnée y compris par un homme connu à la télé), ou qui rêvent encore de princesse tendre,
et oui,
...il y a des hommes qui aiment les jeux de domination, avec des mots créant de la distance, un ton autoritaire, ou donnant des ordres auxquels il ne faut pas répondre non. Tout cela certes avec respect, c'est à dire sans blesser l'autre, avec son assentiment donc, et avec la possibilité de stopper le jeu d'un mot, en conservant la maîtrise de soi. Pourquoi en avoir besoin pour mieux accéder à la sexualité ? (je ne juge pas que ce soit mal, ma question est vraiment pourquoi...)
Et ces deux hommes peuvent être le même.
J'aimerais bien savoir pourquoi il est est souvent ainsi... J'ai trouvé un début de réponse dans ce que j'ai déjà dit sur la fidélité : dans l'inconscient de notre société, transmis depuis des générations, l'homme veut savoir s'il est le père biologique de ses enfants, ce qui n'est pas autant une évidence que pour savoir qui est la mère !
Qui a dit qu'hommes et femmes étaient égaux ?
Voilà une belle inégalité.
Dans la pratique, rien de tel que d'avoir :
...une épouse que l'on cache, qui ne peut être désirée,
...ou alors une épouse qui ne désire point.
C'est là qu'on a un hic, il faut quand même qu'elle désire son mari, au moins juste assez.... Aucune balance n'étant facile à équilibrer, et encore moins celle-ci, il suffit de peu pour que le mari se trouve :
...soit dans la situation de perdre l'exclusivité de sa femme,
...soit dans la situation de n'avoir plus que la mère de ses enfants à la maison.
D'autres pistes concernant notre besoin de faire ressortir notre nature malgré les freins du mental et du social ? Outre la domination verbale, elle peut passer par des jeux d'attache. La raison le plus souvent invoquée est la levée des inhibitions, grâce à la perte de responsabilité. En étant forcé, on échappe à la culpabilité. N'est-il pas possible de garder contact avec son énergie sexuelle et vitale, autrement que par un subterfuge pour contourner le mental ?
J'ai été élevée dans une famille catholique où l'on était sensés se marier vierge. Pour se libérer du poids culturel, faut-il passer par la négation de toute la tendresse attendue d'un prince charmant ? Faut-il tourner la pièce pour laisser tomber le recto et passer au verso ?
Non, il y a le tantra !
(et tout ceux qui vont dans ce sens sans le savoir, tout ceux qui évoluent petit à petit, mais qui un jour regardent derrière eux et auraient voulu évoluer plus vite pour en être là où ils en sont enfin...)
Les ** pour alléger le texte :
(* Par exemple dans une phrase, notre cerveau n'identifie pas vraiment une négation, mais le sens des mots ! Dites toujours "elle est belle", et non "elle est pas mal" !!)
(**On dirait que tout dans le monde matériel est régi par des aspects doubles, qui se mettent en balance : petit et grand, chaud et froid, jour et nuit... Il est vrai que rien n'existe sans son contraire, tout simplement parce qu'on ne le remarquerait pas, comme les étoiles en plein jour. Il est donc un peu logique que nous appliquions cette manière de voir à tout, y compris à nous !)
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