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Hommes et femmes

Jeudi 26 février 2009
"Prendre" son pied ! ? ! Comme quoi il y a des "prises de tête" agréables...

En français, il parait qu'un homme "prend" une femme... Il parait.

Continuons un peu ces pensées sur les hommes et les femmes... Le masculin et le féminin... Yang et yin... C'est bien beau de dire qu'on a les deux en nous... Yang actif, yin passif, force centripète ou centrifuge, intérieur, extérieur... Un cycle donner et recevoir est de toute façon une roue qui tourne, comme le symbole du tao, qui est avant tout un cercle.

Je suis souvent turlupinée par des questions de vocabulaire, mais ô combien est-il révélateur !

Alors, prendre, est-ce actif ? L'homme veut être actif ? C'est lui qui décide, qui prend, qui se sert ? Que veut dire prendre ?

Vous ne trouvez pas que la femme prend l'homme ? Vous ne trouvez pas que l'homme donne ?

Au quotidien, j'utilise ma main pour prendre. Quand je prends, j'entoure. Je prends aussi ce que je mets en moi. Je prends ce qu'on me donne, si j'en veux. Je prends ce qui m'est offert. Je l'accueille aussi.

Un homme ne peut-il pas se donner ? Est-ce seulement la femme qui se donne ? Physiquement, je trouve que la femme prend l'homme. Est-ce si bouleversant pour lui d'avoir une part de passivité ? Le désir de l'homme est bouleversant d'énergie et de fougue, d'autant plus s'il est accompagné d'un (aban)don de soi.

L'initiative de prendre est alors donnée à la femme.

Par Liane
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Dimanche 24 août 2008
Question d'homme à femme, voici ma réponse de femme...

La situation ?

Un homme se sent attiré par une femme et le lui fait savoir. J'imagine aussi bien la situation dans une soirée où l'on fait connaissance d'amies d'amies, ou bien invitée au resto. Cela peut aussi concerner les rencontres par Internet !

Les relations sont comme une pyramide

La base de la pyramide représente les relations sociales que l'on a avec tout le monde, avec une politesse plus ou moins codifiée.
Le sommet de la pyramide représente la relation que l'on souhaite avoir avec une seule personne.
Il y a tout un tas d'intermédiaires vis-à-vis des personnes que l'on connaît plus ou moins bien, avec des degrés d'intimité.

Aborder une fille consiste donc à affiner la pyramide en respectant là où chacun a envie de s'arrêter. Parfois il faut faire une pause, et pourquoi pas repartir un peu plus loin...

Pourquoi ce terme de lourd ?

Mon premier réflexe, au niveau intérieur, mais en faisant le parallèle physique, c'est de repousser ce qui est lourd, parce que cela m'empêche de bouger. Un mec "léger" sait garder assez d'espace pour attirer, un lourd ne nous laisse pas assez de place pour aller vers lui, car il vient trop près.

Être ou paraître ?

Pour ne pas paraître lourd, il ne faut pas l'être, sincèrement, au fond de soi et en vrai. Et ne pas l'être signifie pour moi qu'il faut accorder de la liberté à l'autre, à chaque instant. C'est pour ça que je parlais aussi du resto ! Si on m'invite au resto, cela veut dire resto... Je fais référence aux billets de certaines sur leur blog, s'offusquant qu'on leur reproche de ne pas avoir prévu plus de douceurs après le dessert...

Donc messieurs, si vous n'êtes pas prêt à offrir un resto juste pour passer un bon moment au resto, si un resto sans "suite" (du moins immédiate) passe dans la triste case des pertes, vous ETES lourd !

Le chemin...

Maintenant, comment aborder, donc vu de mon point de vue, comment j'aime être abordée.

Je pense que les hommes devraient ne pas s'intéresser qu'à celle qui leur plaît ! Qu'elle ne se sente pas visée mais puisse aussi s'intéresser à cet homme. Progression dans la pyramide ! Dans une soirée où l'on est invité, on dit bonjour à tout le monde, puis on parle avec quelques uns plus qu'avec d'autres, et on parle de façon plus personnelle avec un nombre encore plus réduit.

D'autre part, si un homme me scotche vite, je vais avoir l'impression de ne lui plaire que sur mon apparence physique. Je sais que je vais avoir attiré son regard avec mon physique, mais j'ai envie de sentir son intérêt augmenter. Donc il faut partir de bas si l'on veut montrer une augmentation !

Pour me sentir en confiance, là c'est peut-être particulièrement personnel, j'ai besoin aussi de savoir que l'estime que l'on me porte restera même si je refuse une liaison amoureuse. Si je sais que la personne ne souhaitera même plus m'adresser la parole, bref si j'ai des obligations pour conserver son intérêt, alors cet homme ne m'intéressera pas.

Un sommet de pyramide non soutenu par les bases qui sont en dessous, non !

Présence et espace.

Etre présent, c'est ne pas se préoccuper de ses intentions, qui sont pour le futur. Soyez tout entier dans le plaisir de la situation présente, et non dans le manque de ce que vous souhaitez pour après. Soyez surtout sensible à ce même déroulement chez la charmante personne qui vous accompagne.
Accompagnez la !
Ne précédez pas,
ne la poussez pas,
ne la pressez pas,
faites des ouvertures, des invitations,
créez un espace qui permette à votre belle de montrer son intérêt en faisant aussi quelques pas vers vous
(voyez les comparaison que j'ai écrite avec le tango et la danse en général comme comparaison).

Donnez lui confiance, comme quoi si elle avance vers vous, vous n'allez pas tout de suite l'envahir ! Montrez votre intérêt quand même, soyez plein d'énergie, mais harnachez vos chevaux !

Ni un cheval morne, ni un cheval emballé ne me plaisent... Par contre un cavalier sur un cheval plein d'énergie maîtrisée me donnera certainement plus envie de monter en croupe.

De toute façon, en étant un homme "léger" au fond de vous,  vous devrez aussi penser qu'il y a des femmes qui ont été assez "ébouillantées" pour mettre du temps à voir que vous n'êtes certes pas froid, mais pas blessant non plus. 
Par Liane
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Mardi 22 juillet 2008
Voilà un texte que j'ai divisé en deux pour le séparer de mon coup de gueule sur l'infidélité...

Janebella disait qu'elle allait avec précaution sur le terrain des hommes mariés. Je l'ai vécu 4 fois, et il se trouve que c'est bien représentatif de situations différentes et typiques !

* Il y a eu une fois où c'était de l'amour, et impossible de faire autrement, mais dans une situation de pré-divorce de l'autre. Du grabuge et sa femme qui voulait partir avec un autre. Et quelle drôle d'impression de ressentir de l'amour pour quelqu'un envers qui on n'avait ressenti que de l'amitié ! Comme quoi les sentiments peuvent changer, et il n'y a pas que le coup de foudre.

* Il y a eu une fois parce que ce n'était pas en France, parce que je souffrais de la séparation avec le précédent, parce que c'était un rite de passage pour dire "c'est fini", parce que les circonstances étaient belles aussi. Et pour lui, c'était une manière de dire qu'il refusait de se dire qu'il n'y aurait jamais jamais d'autre femme que 'la sienne' dans sa vie, une sorte de rebellion. Ses conventions à lui (j'en ai fait rompre une...), c'était une seule fois avec une femme, et pas d'éjaculation, juste un beau moment et donner du plaisir.

* Il y a eu une fois où j'y ai longuement réfléchi, et où c'était un arrangement pratique des deux côtés, qui a duré des années. De mon côté, c'était une protection contre le mal qu'un autre m'avait fait, parce que je ne voulais plus de vie à deux. J'ai soigneusement vérifié ne pas mettre un couple en danger, et au contraire, je crois qu'il a mieux tenu (je ne veux ni me vanter par là, ni justifier en disant pourquoi !).

* Et enfin, il y a le cas de l'homme encore marié parce qu'il assume la famille et que le couple ne souhaite pas le divorce, mais ils font chambre à part. Est-ce encore de l'infidélité ? J'avais hésité puis dit oui. J'y ai trouvé une sitation de tendresse claire, au contraire de la soigneuse distance que met un célibataire qui a peur qu'on lui mette la grappin dessus.

Il y a la 5ème situation, discutée avec Janebella d'ailleurs.
Qu'en est-il de la relation tantrique ?

Dans les stages, où il n'y a pas de sexualité et où tout lemonde est habillé, on peut apprendre à faire circuler cette énergie sexuelle avec différentes personnes. On trompe son partenaire qui n'est pas venu en stage ?

Il est aussi possible de faire "partir" l'énergie sexuelle avec quelqu'un sans même toucher à son sexe ! J'appelle ça la "vague", parce que l'énergie fait des vagues qui partent du ventre et montent en spasmes dans le corps, je peux même le faire seule, il n'y a aucun contact sexuel. L'énergie sexuelle est l'énergie de vie des êtres vivants, et j'ai déjà expérimenté une extase, bien involontaire, en m'adossant à un arbre majestueux.

Bien sûr il peut y avoir cet effet "vague" ET un vécu sexuel. Est-ce une infidélité de le faire avec quelqu'un qui n'est pas son compagnon de vie ?

Pour moi non, mais comme ce n'est pas une relation "classique", cela pose mon problème de départ, quand j'ai abordé ce sujet...

Je crois que je veux surtout dire, en parlant de ce sujet sensible, que cette exclusivité sexuelle va trop de soi sans qu'on y réfléchisse, d'où cet irrespect fréquent d'une règle non librement choisie quand elle en reste à un stade de convention sociale uniquement...
Par Liane
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Mardi 22 juillet 2008

Et il y a aura encore un autre texte à venir sur ce sujet, car j'ai eu connaissance d'une enquête montrant des différences entre les hommes et les femmes...

Mon coup de gueule, c'est sur le mensonge ! C'est aussi sur la souffrance que l'on peut imposer à quelqu'un d'autre.

Merci à Enriqueta pour son com dans le premier texte, même si ce n'est pas la seule chose qui me pousse à écrire.

Oui comme tu dis, il faut que les deux personnes soient d'accord entre elles. Quel est leur engagement mutuel dans la vie, et donc sur ce point ? On n'est pas obligé de dire oui à tout, car il peut rester des points de désaccord, mais on ne doit pas dire "oui" à un engagement sans vouloir le respecter.

Mensonge ou vérité, qu'est-ce qu'on a dit, ou fait penser, à l'autre... (parfois on n'a rien dit, mais on a fait croire et suggéré, c'est encore pire !) Et ça je n'aime pas, et ça me met en colère, lorsqu'on m'a fait pensé une chose, et que la vérité est autre...

Le compagnon ou la compagne doit être respecté, mais la "troisième personne" aussi ! Là je rejoins janebella quand elle parle de l'homme marié, et de l'irrespect qu'elle a ressenti dans cette fréquentation. La seule personne qui sache ce qu'il faut faire, c'est celui qui est "infidèle", car lui seul connaît à la fois la nature de son engagement de couple, et l'autre personne.

Ensuite, Enriqueta, tu disais donc qu'il y a "infidélité et infidélité, ce n'est pas la même chose..." et j'ai répondu à ton commentaire par ma "traduction" : il doit y avoir bien des différences d'une personne à l'autre, et des différences différentes ! Tu fais une différence entre la double vie et être loin de chez soi, d'autres mettront la différence ailleurs !

J'ai un exemple précis, le père de mon ex (eh oui, il y a eu une conversation à table, qui n'aurait jamais eu lieu à la table de mes parents !). Il nous disait tranquillement qu'il n'avait jamais trompé sa femme... puisqu'il lui avait toujours dit ! Quand sa femme dit qu'elle n'a jamais trompé son mari, elle parlait de son exclusivité. L'un des fils est un mari infidèle, et l'autre (mon ex...) est fidèle de façon (presque) absolue, et outré par les autres éléments mâles de sa famille !

Pourquoi "presque" ? Quand avait-il été infidèle, sans que cela le soit pour lui ? (c'est pratique de changer de définition...)
Comme le disait Alice ! "je n'ai jamais été infidèle...sauf quand l'autre l'avait été".
Dans son cas, il y avait eu séparation pendant 3 mois, et il souhaitait divorcer, avant de se calmer et pardonner, jusqu'à la fois suivante (du moins connue de lui...) qui a déclenché le divorce cette fois. Pendant 6 mois il n'y a eu personne jusqu'à moi, et après moi il n'y aura eu que sa nouvelle compagne (bon, il l'a vite trouvé aussi!).

On voit donc qu'il faut se concerter pour décider si tel ou tel cas est de l'infidélité ou pas !

Par Liane
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Samedi 19 juillet 2008
Ce texte me prend à 3 heures du mat, et reprends ce que j'ai mis en com chez Janebella et Jacques...

Voilà ce qui nous anime, résoudre ce dilemme entre l'homme plein de puissance virile mais pas assez patient pour des préliminaires, et l'homme attentif mais qui n'aura pas autant de présence en face. Le résultat est un essoufflement et une perte de vitesse qui va gagner tout le monde... Le résultat est d'en avoir marre d'un monde un peu trop androgyne, et d'arriver à ce que les hommes ne savent plus ce qui plait aux femmes.

Pourtant nos demandes ne sont pas aussi paradoxales et impossibles qu'il y parait !

Il faut déjà garder à l'esprit que faire l'amour est un moment sacré, et que la femme reçoit l'homme en elle. Que les hommes imaginent tout simplement qu'on entre en eux... Il nous faut vraiment avoir toute les preuves de confiance possibles, pas une confiance d'office "parce que vous le valez bien", mais une approche de quelle personne spécifique nous sommes. En même temps, se rejoue la rencontre de l'Homme et de la Femme, c'est ce qui est sacré. Une femme est à la fois LA Femme, mais aussi Une Femme. Pensez que vous ne faites pas l'amour avec une autre, mais avec une personne qui a ses spécificités et ses préférences, et son vécu.

C'est pour cela que j'aime au départ me comporter comme une ado, car tout est nouveau entre deux personnes. La femme arrive petit à petit ! Patience ! Malgré mes précautions, cela m'est arrivé encore il y a peu : faire quelque chose qui me plaisait, et plait souvent : la réaction a été "Ce n'est pas trop mon truc". Voilà, ça plait à d'autres, et je n'étais pas avec un autre...

Le fond de la discussion était donc parti sur le fait que les hommes sont souvent sur deux extrêmes : soit des amants trop vite emportés au delà des "préli", soit des hommes attentifs mais hésitant à se laisser emporter par leur énergie.

J'ai bien sûr trouvé dans le tantrisme ce qui permet les deux !

Je préfère des hommes plein de désir, pas du tout bloqués par le fait de se demander ce qu'il faut faire pour faire plaisir (en fait, le blocage réside surtout dans le fait de supposer ce qui plait, et de ne pas le sentir). 

Le secret réside dans ce que Jacques appelle "retenir les chevaux par la bride" ! C'est cette accumulation d'énergie qui me met en flamme, comme si l'homme était le premier étage d'une fusée (une autre de ses comparaison...), avec sa puissance nécessaire au décollage.

En fait, tout est déjà raté si on m'emmène trop vite au lit, car là, il va falloir des préliminaires, et je vais entrer dans la phase pénible où je vais devoir "penser", penser qu'il FAUT que j'aie envie ! Puisqu'IL a envie et me sollicite. Evidemment, ce problème n'existe pas pour moi avec le tantrisme, quand on accueille ce qui arrive sans attente. Par contre les préliminaires, pour moi il n'y en a pas vraiment, car cela fait partie de "faire l'amour". C'est tout sauf des politesses patientes en attendant que l'autre ait enfin assez envie !

Messieurs, imaginez que vous soyez à un moment où vous ne bandez pas, et qu'on vous demande instamment de le faire le plus vite possible, au lieu que ça vienne tout seul ! Alors ne nous demandez pas cet effort...

Voilà, communiquez-nous votre énergie tout en la maîtrisant, afin de mieux nous l'offrir, amassez et laisser déborder, au lieu de vider votre énergie au fur et à mesure qu'elle remonte. Remplissez aussi notre énergie, remplissez encore, au lieu de vouloir nous la soutirer le plus vite possible. Imaginez que nous soyons une vasque, avec un robinet, et fermez le robinet, attendez que le niveau monte, et que ça déborde...

Et ensuite, laissez-vous emporter par notre débordement ! Patience qui en valait bien la peine. Parce que nous allons bien plus haut et qu'on ne vous laissera pas redescendre aussi vite que ça ! Jacques dit que les hommes sont le premier étage de la fusée et que nous sommes le deuxième...

Réunissons l'homme puissant et l'homme attentionné. Remplaçons aussi le contrôle, qui éteint, par la maîtrise, qui allume. N'éteignez pas votre flamme en voulant vous contrôler, ou nous contrôler, mais maîtrisez une énergie qui va nous gagner comme un vase communiquant. L'habileté technique c'est bien, mais rien ne remplace votre énergie accumulée, offerte, communiquée, et non pas déversée. Restez puissants et mettez votre attention là où il faut.

Cette accumulation d'énergie va se faire par ce que j'appelle les "pré préli" !! C'est là qu'il faut se rappeler de ce qu'un homme fait lorsqu'il fait la cour à une femme, ou lorsqu'on danse. C'est aussi ce que font les ados qui vont doucement (je me suis faite taxée de teenager il n'y a pas longtemps...), malgré que l'énergie soit là, et qu'ils la laisseraient bien s'exprimer ! Mais ce qui se faisait par retenue et inexpérience, doit se faire alors consciemment.

En fait, ces 'pré préli' sont pour moi ce qui se passe dans les moments "profanes", avant les moments "sacrés".
Ce sont par exemple des touchers plus attentionnés, qu'on ne se permet pas avec une personne avec qui l'on n'a pas d'intimité. Ce sont des touchers qui peuvent par contre décemment se faire quand il y a d'autres personnes présentes. Ce sont aussi ces touchers que font petit à petit les hommes qui nous courtisent, afin de nous décider.

Voilà ce qui nous enflamme, et que vous oubliez souvent après ! Voilà aussi pourquoi je préfère faire durer une période où je parais hésiter à entrer dans une relation. Toutes les envies sont dirigées vers d'autres parties du corps que celle qui en est le vrai destinataire !

Il faut que nos corps se souviennent de ces moments, afin de pouvoir les rejouer.

Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
Par Liane
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Jeudi 17 juillet 2008

Ai-je été fidèle dans mes relations "long terme", oui.
Ai-je eu raison, pas forcément... Suis-je exclusive maintenant dans mes relations, non... Rire... Les amis n'excluent pas les amis ! Mais qu'est-ce que cela veut dire en fait ? Pas forcément la même chose que pour vous !

Avant tout, définitions de dictionnaires, fidélité veut dire exactitude, vérité, sincérité. Il s'agit aussi de l'attachement à remplir ses engagements. D'où, en face, parler de tromper.

Je ne mets pas en avant l'infidélité, loin de là, mais ce qui m'ennuie, c'est de l'interdire, c'est de faire de la fidélité un principe (et souvent et surtout destiné à l'autre....). Je ne veux ni promesse de fidélité, ni recherche d'infidélité ! Je préfère les choix qui viennent de l'intérieur.

Pourquoi un engagement pré établi serait-il imposé au départ ? Des siècles d'habitudes sociales ont mené à cacher ce que la moitié des gens font en culpabilisant plus ou moins ! Pourquoi honorer des engagements qui ont été décidés par d'autres il y a trop longtemps ?

Les religions ont imposé des habitudes de santé ou d'alimentation (obligations, interdictions, jeûnes...) pour des raisons pratique, et les habitudes restent après avoir oublié le but de départ. De même, une exclusivité sexuelle a été imposée pour une bonne raison : savoir qui est le père de l'enfant, à qui on va léguer un héritage !

On comprend pourquoi la fidélité féminine a traditionnellement plus d'importance, ce qui a mené aussi à estimer la virginité (féminine bien sûr...).

Avant tout il faut de l'amitié, et que cette amitié reste même lorsqu'il n'y a plus de raison d'être amants. J'ai l'air de penser à l'inverse de ce qui se fait le plus couramment, vu qu'on ne cherche souvent qu'à "essayer" l'autre, avant même qu'il ou elle soit un(e) ami(e). Et si l'autre ne va pas comme conjoint potentiel, il n'est alors plus rien ? Même pas un ami ? Trop nul.

C'est passer de l'exclusivité à l'exclusion.

Je conçois tout à fait que certains se sentent bien dans une fidélité "qui va de soi", "pour le principe", qui rassure. Comme le sens d'exclusivité sexuelle n'est pas le sens de départ du mot fidélité, j'aimerais mieux dire qu'on est exclusif plutôt que fidèle. Le mot me parait plus juste.

Mais je ne me retrouve pas du tout dans l'infidélité au sens commun. Je me vois très mal vivre avec quelqu'un qui l'entende au sens de pouvoir aller tirer un coup pour se changer les idées et se remotiver sexuellement... Et je me vois mal aller me faire... (tout mot qui vous vient...), bref, sûrement pas.

Et puis, même pour les personnes vivant en couple, pourquoi se fermer à la possibilité d'un bel échange ? L'échange n'est pas forcément sexuel, et vous l'avez certainement vécu sur un plan amical. D'ailleurs, il y a des couples où même de tels échanges amicaux sont très mal vus ! Et je me rappelle d'un beau compliment qu'on m'a donné pour une simple conversation téléphonique, due au hasard. Il m'avait simplement dit que ça avait été encore plus agréable que de faire l'amour (et nous n'avions pas parlé de sexe du tout !).

Rien n'est plus merveilleux que ces personnes que l'on croise et qui ont quelque chose à apporter dans notre vie. Certaines personnes apportent sans même le savoir une réponse à une question qu'on avait oubliée à force de ne pas trouver de réponse. Il n'y a pas une personne au monde capable de nous apporter TOUT.

Alors ma définition de la fidélité correspond avant tout à celle du dictionnaire, la sincérité. Concernant mon engagement dans une vie de couple, mon respect à remplir cet engagement se situera dans bien autre chose. Il sera principalement dans un accompagnement mutuel sur notre chemin de vie, et dans une compatibilité de nos valeurs dans la vie quotidienne. Bref, ce sera quelqu'un "de ma tribu". Et à savoir si je suis clairement exclusive, ben oui !

Par Liane
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Dimanche 1 juin 2008
J'écris des réponses aux commentaires, mais là j'ai envie de réécrire plus, suite au commentaire d'Art Vandelay.

Je remets en tête la citation de ce grand danseur :
" Mais dans ce guider/suivre, il y a aussi le fait que : j'attends, je contiens et elle remplit. Pour cela, il faut que chacun occupe son espace, et en même temps celui de l'autre."

Pablo utilise le mot guider, responsabilité à laquelle je fais honneur. Et d'ailleurs, j'ai souvent guidé en cours de rock, par manque de cavaliers. Et une fille qui ne se laisse pas guider, c'est galère, surtout quand elle connait les figures, il faut la surprendre et la mener à se laisser faire. Chacun sa place, faire comprendre et écouter, écouter et répondre.

 Art, tu parles de dominance et dit "on peut le voir d'un autre point de vue et imaginer plutôt que la femme n'est pas dominée mais qu'elle s'abandonne à son partenaire." Je trouve que dans s'abandonner il y a un côté reddition après un combat. Je pense aussi à une vue courante sur l'amour "s'occuper l'un de l'autre", "occuper" et "abandonner" quelles places fortes ?

Il va y avoir un retour de bâton à un moment où à un autre ! Cela me fait penser aux réponses des femmes inuit aux excès masculins : "ha zut, j'ai oublié de faire sécher tes kamiks"... Le tout se réglant grâce à la nécessité commune de survie et de complémentarité, ce qui n'est plus aussi marqué au XXIème siècle en France ! C'est devenu plus dur à gérer pour nous d'un certain côté ! Chacun peut se débrouiller seul, et doit avoir une démarche sincère et volontaire pour aller vers l'autre sexe.

Et croire qu'on ne se protège pas, c'est cacher ses peurs, ne serait-ce que celle de risquer de faire mal à l'autre...

Tant de choses sont duelles dans notre monde, petit grand, chaud froid.... Mais ce qui caractérise le "duel" masculin féminin, c'est d'être en mouvement et d'échanger de l'énergie. C'est pour cela que je me réfère à la symbolique du cercle yin et yang, qui tourne, chacun faisant venir l'autre.

C'est ce qu'exprime Pablo Veròn en disant qu'il faut que chacun occupe son espace, et en même temps celui de l'autre.

Lorsqu'il dit "J'attends, je contiens et elle remplit", je trouve que c'est d'une subtilité extraordinaire. Dans les apparences c'est l'inverse ! C'est pour cela qu'il précise que dans ce "guider/suivre" il  a AUSSI autre chose.

Je pense qu'aujourd'hui, dans ce monde un peu trop androgyne de questionnement sur les hommes et les femmes, où a pu s'écrire la phrase " l'homme est une femme comme les autres", l'enjeu des hommes est de maintenir ces valeurs masculines, car la touche de féminin en eux, tout comme la touche de féminin en nous femmes, est ailleurs...
Par Liane
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Dimanche 25 mai 2008
Suite au commentaire de Lilith "Il est macho ton tango ;-)" et à ma réponse, (article "Tango"), je vais vous parler de quelques années de "tango" avec mon ex !
(à noter au passage que je ne fais pas un blog de type journal quotidien... Mais je ne raconte que du vécu, moins décrit donc, avec à la fois le recul du souvenir et le ressenti du présent.)

Mon ex fait partie des machos justement, alors que je ne lui trouve rien de ce que j'ai décrit dans le texte sur le tango !

Tout d'abord, "macho" est son propre jugement, sur lui et les hommes de sa famille. Son opinion est par exemple que "vous les femmes, vous aimez les hommes qui soient des hommes, qui assurent, qui soient solides, dont vous puissiez être fières, quand ça vous arrange, et vous ne voulez pas ce qui va avec". Tout ça pour justifier dureté, exigence envers soi et les autres, intransigeance, colère et intolérance.

Donc cela donnait un homme très attaché aux apparences, la sienne et celle d'autrui.
Les vêtements, toujours nickel pour aller travailler ou sortir (moi j'avais droit aux tenues chpleuf par contre ! ).
Le sport, pour les nerfs et pour "s'entretenir", fréquentant la salle de muscu. Mesdames, je vous donne le bouton d'accélérateur du nombre d'heures hebdomadaires, il est juste sous les côtes, au plus moelleux ! Bref, pas moyen d'y poser la main naturellement sans créer une réaction épidermique inopportune.
Côté beauté exterieure, il avait dit à une amie "Tu ne vas pas aller avec ce mec, il ressemble à rien !" D'ailleurs il m'avait gentiment dit qu'il faisait des progrès sur ce plan puisqu'il était avec moi malgré que je ne sois pas tout à fait dans son standard et qu'il avait fini par me trouver belle, merci !

Gentil tout ça, mais passons aux exigences perfectionnistes pour moi... Comparaison et mauvaise humeur avec les tenues des secrétaires (qui je suis sûre se mettent à l'aise dès rentrées chez elles !) à la moindre défaillance ; mécontentement de mon refus des teintures chimiques, ce qui lui enlevait le plaisir que je puisse changer régulièrement de couleur ; mots 'merci' , 'ça te va bien' et 'j'aime' assez inexistants ; remarques sur le ménage même fait ; engueulade d'avoir fait égoutter un bol trop près du bord (comme si j'allais l'engueuler de l'avoir cassé ! ) ; reproches sur les odeurs de cuisine (Pas de réparation de la hotte par contre ! Bon, steak vapeur au dessus du riz alors...  Le steak à la poêle est passé de plaisir à intention de faire ch... !! ). J'aurais pu faire une liste très humoristique et éloquante rien qu'avec les premières paroles prononcées quand il rentrait à la maison !

Bref, des demandes excessives et perfectionnistes qui transforment le plaisir en obligation, qui font rechercher l'évitement des paroles désagréables au lieu d'un plaisir partagé. 
La première liberté que j'ai retrouvée, a été le plaisir de m'occuper de moi sans arrière pensée !
Il a eu une fois l'occasion de le voir en février, et m'en a fait la remarque d'ailleurs. Je lui ai expliqué (bien que je l'ai déjà fait avant...) et il m'a dit que de toute façon, il n'avait rien à me reprocher, que sa nouvelle compagne lui faisait les mêmes remarques que moi, que j'étais une belle femme et que je méritais quelqu'un de bien...

Entendre qu'elle disait la même chose a été pour moi ce qu'il me fallait, salvateur à ce moment là, car je culpabilisais trop, étant donné que j'avais été remplacée en 2 ou 3 semaines ! Oui je l'avoue, j'ai été rayonnante d'avoir enfin pu le quitter en décembre, et ma réaction a été un sacré contre-coup en janvier... Estime de moi en dégringolade, reprise d'une évolution personnelle que j'avais arrêtée pour attendre d'évoluer ensemble, d'où une accélération de changements un peu trop rapide à vivre pour moi !

En fait j'ai cru qu'il avait changé et que j'étais responsable de ses réactions, jusqu'à ce que je me rende compte qu'il était bien toujours le même ! 
D'autres exemples, avec tout le monde y compris les enfants : on ne dit rien, mais on se met en colère quand une limite a été dépassée (limite très variable !). Pas moyen d'organiser quelque chose sans avoir un boulet (un homme ne perd pourtant pas son côté masculin en acceptant de se reposer sur une femme ! Même si je connais son ex, c'était vexant pour moi de ne pas me faire confiance, tout en comprenant ses réticences). Et si l'on attend qu'il se décide, on attend longtemps (Il organise au boulot, ensuite fait tout seul ce qui lui plait, avec des loisirs qui n'ont besoin de personne).

Je n'ai jamais réussi à lui faire dire à la voisine du dessus qu'elle ne se rendait pas compte du bruit de ses talons le soir, et je croisais les doigts qu'il n'explose un jour en le lui disant de la mauvaise manière !
En voiture, je vous laisse imaginer... J'avais trouvé la parade, de dire tranquillement que le chauffeur (ffard?) ne l'entendait pas, mais que moi oui... Combien de fois ai-je entendu qu'il ne fallait surtout pas qu'il ait ne serait-ce qu'un accrochage, car le conducteur prendrait pour tous les autres !

Tout ça pour lui, c'est assurer comme homme... Et pourtant, au niveau personnel, c'était bien moi qui menais la danse en fait !
Touchant au début, beaucoup de choses mises sur le compte de son récent divorce, mais quand j'ai commencé à vouloir rétablir l'équilibre, cela s'est avéré impossible. Toutes ses exigences étaient sur des apparences féminines extérieures, mais pas intérieures, ce qui limitait grandement mon ouverture à une féminité bien vécue.

D'ailleurs, nous avons essayé (enfin, j'ai essayé de lui faire essayer...) de danser ensemble, rock et danses latinos, ce qui s'est avéré bien trop révélateur pour pouvoir continuer !

Même si je n'ai pas continué par la suite, j'ai appris à danser à 16 - 17 ans, et  mes interrogations sur la danse de couple ne datent pas d'hier. J'ai été amoureuse du prof en plus (j'ignore si je le cachais bien ! ) et ma réceptivité à suivre le mouvement me plaçait en général comme partenaire pour montrer les figures nouvelles. Je savais aussi que je n'aurais rien pu exprimer de tel sans sa finesse à guider.
Heureusement que j'ai à cette époque vécu plusieurs expériences, dont celle-là,  sur lesquelles développer inconsciemment ma féminité, étant donné les blessures que la vie allait par la suite donner à cet épanouissement spontané.
Par lyanne
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Jeudi 22 mai 2008

Danse sensuelle par excellence, j’ai toujours été fascinée par le tango, longtemps troublée et interrogée par l’expression des forces masculines et féminines ! Energie et sensibilité s'entrecroisent…  Que se cache-t-il derrière l’éclatante masculinité ? Où s’équilibrent les forces pour révéler la féminité ? Il y a les apparences de la danse, et au-delà !

 

La danse est une allégorie vivante de la relation de couple.

 

Tu guides, je suis.
Je te suis, et tu es homme, et je suis femme.
Tu n’as qu’à demander et je te donne ce que tu attends, si la demande est juste et bien faite. Ma liberté est dans ton respect, tes intentions, ton attention. Il faudrait si peu de différence pour inspirer de la résistance. Ton énergie est dans la force de ton exigence, mon énergie est dans la passion à répondre. Une simple réponse juste, car pourquoi répondre à côté ?

 

Je sais ce que tu souhaites, être complètement accueilli.

Oui je sais, les aimants peuvent se retourner et la femme retourner la même polarité. Mais on ne peut pas danser comme ça, je ne danse pas comme ça… Ce n’est pas moi ça ! Une autre peut-être…

Danseur, la force de l’homme est dans sa force, non, dans ses choix et ses intentions pour l’utiliser. Car elle ne se révèle pas seule, elle a besoin d’être reçue, et ça c’est mon cadeau de femme, à toi et aussi à moi-même.

 

Avec un bon partenaire, je suis une vraie danseuse,

Celle qui soigne avec reconnaissance ses faiblesses,

Et qui permet aussi de soigner la force blessée,

Celle qui n’avait pas été reçue,

Celle qui lui avait été retournée.

 

Chacun est seul libre de le faire pour soi, seul mais paradoxalement ne peut le faire qu’à deux. Les danseurs occupent leur espace, la femme accueille l’homme, qui fermera le cercle à son tour. Yin et Yang.

 

Car c’est là que se reflète l’image inversée... Quand tu mènes, quand tu me mènes où tu veux, tu crées un espace dans lequel je peux avancer, c’est moi qui suis alors accueillie.

 

« Mais dans ce guider/suivre, il y a aussi le fait que : j'attends, je contiens et elle remplit. Pour cela, il faut que chacun occupe son espace, et en même temps celui de l'autre. »
Pablo Verón, danseur de Tango.
 

Par lyanne
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Mercredi 14 mai 2008
Encore un titre et texte de  conférence  (André Moreau, philosophe)

"L'amour n'a pas rempli son office en occident... Il a demandé de s'oublier au profit de l'autre. Oubli de soi et amour ont été les deux grands principes du christianisme. Ils ont abouti à la névrose, à la dépression, à l'ignorance de soi et au sentimentalisme larmoyant.
Ce qu'apporte le "jovialisme" (philosophie systématique du bonheur), c'est que l'amour se subordonne à l'être, et que sans être aucun amour n'est possible. Celui qui n'est pas lui-même n'aime pas véritablement. Il s'accroche ; il veut posséder. Il est faux de penser que l'amour sauve...
Car l'amour n'a jamais été vraiment libre."

... D'autant moins libre que l'amour chanté dans nos chansons est une drogue dont on rêve !
En fait, l'autre n'empêche jamais d'être soi, il permet même de l'être, dans chacune de nos réactions, si on le veut bien.
Par lyanne
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  • : Liane à 2, l'amour qui s'enroule... Partage sur les relations hommes - femmes, parce que ce n'est pas si facile... Et puis tout ce qui fait avancer dans la vie !
 
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