Liane et ses croyances 3 : blessures, protections et thérapies

Publié le par Liane

Suite des textes croyances 1 et 2...

Aidons-nous les uns les autres....

Je crois qu'il n'existe pas de personne sans blessure, ni donc sans protection. Je crois aussi que nos amis les plus proches, incluant les relations intimes mais pas uniquement, sont les meilleures occasions que l'on ai d'évoluer. Connaître l'autre et se connaître, les 2 lianes s'enroulent...

Je crois que les amis ne suffisent pas pour certaines choses, et qu'on peut faire appel à un thérapeute pour vivre certaines choses avec les bonnes techniques (mais ne me parlez pas d'années d'analyses !). Et surtout, je crois qu'on ne fait pas appel à une aide "parce qu'on a un problème", donc il faut s'occuper de ses émotions même et surtout si on on va bien ! Serait-on influencés par une médecine qui veuille s'occuper de la maladie, alors qu'elle devrait s'occuper de la santé ? S'occuper de ses émotions devrait faire partie de l'hygiène de vie.

Faire appel à une aide extérieure ne veut absolument pas dire qu'on exclut ses amis de son évolution personnelle, au contraire, cela veut dire qu'ils peuvent nous aider encore mieux, étant déchargés de la partie "professionnelle" (et j'ai pris soin de confronter cette croyance avec un professionnel justement !).

On ne peut pas compter que sur soi et les amis, mais à l'inverse, ne compter que sur un thérapeute est un leurre aussi, pour 3 raisons.

- Ce qui se dénoue au niveau émotionnel doit être vécu dans la vraie vie aussi, car tout se vit au niveau relationnel ! Il est donc impossible de ne pas aid(m)er son entourage, sauf en se fermant et en gardant des distances.

- Le seul moyen d'être en relation vraiment est de parler "de blessure à blessure", et non pas de se heurter "de protection à protection". Ne montrer que sa force et sa solidité en refusant de parler de ses faiblesses est vite faire violence à son entourage.

- Ensuite, cette croyance implique de croire à une hiérarchie dans l'aide, qui viendrait "d'en haut", donc uniquement d'un thérapeute. Et comme il est impossible de ne pas aid(m)er son entourage... il faudrait se faire violence ou alors se faire des reproches en pensant qu'on n'aurait pas du dire certaines choses à certaines personnes... Cette hiérarchisation rendrait impossible de recevoir "d'en bas", alors que tout le monde nous fait miroir.

Aidons-nous les uns les autres....

 

Publié dans Moi

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Alice Lewis 23/07/2008 14:37

Dans l'idéal, je penserais plutôt comme toi.
Mais il faut digérer la disparition et le silence de nos pairs quand on se retrouve vraiment dans une situation grave.
Il ne nous reste là plus que les thérapeutes et les gourous. Et certains profitent bien de la solitude et de la détresse humaine.
Voir mon article sur les fonctionnements douteux dans le milieu associatif:
http://aupays.desmerveilles.dalice.over-blog.com/article-19914639.html
A qui que l'on s'adresse, mieux vaut rester méfiant(e)!

Liane 23/07/2008 15:18


Oui je suis d'accord sur ce sujet. J'ai voulu rester centrée sur un point bien particulier : le fait qu'on puisse aider ses proches, sans que ce soit de la thérapie, et que la thérapie n'eclue pas
de pouvoir progresser et partager son évolution avec ses proches, sans se fermer à eux.
Tout ne vient pas "d'en haut" !!
Je suis allée lire ton article, qui parle des abus de pouvoir.