Tango encore...

Publié le par Liane

J'écris des réponses aux commentaires, mais là j'ai envie de réécrire plus, suite au commentaire d'Art Vandelay.

Je remets en tête la citation de ce grand danseur :
" Mais dans ce guider/suivre, il y a aussi le fait que : j'attends, je contiens et elle remplit. Pour cela, il faut que chacun occupe son espace, et en même temps celui de l'autre."

Pablo utilise le mot guider, responsabilité à laquelle je fais honneur. Et d'ailleurs, j'ai souvent guidé en cours de rock, par manque de cavaliers. Et une fille qui ne se laisse pas guider, c'est galère, surtout quand elle connait les figures, il faut la surprendre et la mener à se laisser faire. Chacun sa place, faire comprendre et écouter, écouter et répondre.

 Art, tu parles de dominance et dit "on peut le voir d'un autre point de vue et imaginer plutôt que la femme n'est pas dominée mais qu'elle s'abandonne à son partenaire." Je trouve que dans s'abandonner il y a un côté reddition après un combat. Je pense aussi à une vue courante sur l'amour "s'occuper l'un de l'autre", "occuper" et "abandonner" quelles places fortes ?

Il va y avoir un retour de bâton à un moment où à un autre ! Cela me fait penser aux réponses des femmes inuit aux excès masculins : "ha zut, j'ai oublié de faire sécher tes kamiks"... Le tout se réglant grâce à la nécessité commune de survie et de complémentarité, ce qui n'est plus aussi marqué au XXIème siècle en France ! C'est devenu plus dur à gérer pour nous d'un certain côté ! Chacun peut se débrouiller seul, et doit avoir une démarche sincère et volontaire pour aller vers l'autre sexe.

Et croire qu'on ne se protège pas, c'est cacher ses peurs, ne serait-ce que celle de risquer de faire mal à l'autre...

Tant de choses sont duelles dans notre monde, petit grand, chaud froid.... Mais ce qui caractérise le "duel" masculin féminin, c'est d'être en mouvement et d'échanger de l'énergie. C'est pour cela que je me réfère à la symbolique du cercle yin et yang, qui tourne, chacun faisant venir l'autre.

C'est ce qu'exprime Pablo Veròn en disant qu'il faut que chacun occupe son espace, et en même temps celui de l'autre.

Lorsqu'il dit "J'attends, je contiens et elle remplit", je trouve que c'est d'une subtilité extraordinaire. Dans les apparences c'est l'inverse ! C'est pour cela qu'il précise que dans ce "guider/suivre" il  a AUSSI autre chose.

Je pense qu'aujourd'hui, dans ce monde un peu trop androgyne de questionnement sur les hommes et les femmes, où a pu s'écrire la phrase " l'homme est une femme comme les autres", l'enjeu des hommes est de maintenir ces valeurs masculines, car la touche de féminin en eux, tout comme la touche de féminin en nous femmes, est ailleurs...

Publié dans Hommes et femmes

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Art Vandelay 05/06/2008 14:29

Dans le terme "abandonner" je ne vois pas du tout la reddition. Mais je suis d'accord avec le "s'occuper l'un de l'autre". Et j'ajouterai le désir de se fondre en l'autre, de ne faire qu'un. Mais malgré tout, tout en gardant son individualité bien sûr (sinon ça n'a aucun intérêt...).
Sinon, je crois avoir compris le concept de Pablo. C'est vraiment un point de vue très ressenti qu'il est difficle de transcrire avec des mots (en plus je ne suis pas un littéraire...).
Biologiquement parlant, nous étions tous des femmes dans les 1ers stades du foetus masi bon c'est du hors sujet, désolé... J'ai justement l'intention d'écrire un post sur la féminité intrinsèque d'un individu (oserai-je dire "les grands esprits se rencontrent"? non c'est trop prétentieux de ma part...). Il sera publié dans le courant de la semaine prochaine.
PS : j'ai été très flatté d'être cité sur ton blog...